jeudi 3 novembre 2011

    L'HÔPITAL JOHN HOPKINS A CHANGE SA VISION SUR LE CANCER 



              L'hôpital John's Hopkins (John's Hopkins Hospital) est un hôpital universitaire situé à Baltimore dans l'État du Maryland aux États-Unis. Fondé grâce à un don de John's Hopkins, il est aujourd'hui un des hôpitaux les plus reconnus au monde et est classé pour la 17e année consécutive en première place du classement des meilleurs hôpitaux des États-Unis

               Après de nombreuses années à dire aux gens que la chimiothérapie est  l'unique manière de traiter et éliminer le cancer, l'hôpital John  Hopkins commence à dire aux gens qu'il y a d'autres alternatives :

               1. Toute personne a des cellules cancéreuses dans le corps. Ces  cellules  ne se voient pas dans les examens réguliers jusqu'à ce qu'elles se  multiplient à quelques milliards. Quand les médecins disent aux  patients  cancéreux qu'il n'y a plus de cellules cancéreuses après le  traitement,  cela signifie que les examens ne les détectent pas parce qu'elles  ne sont  pas arrivées à une taille détectable.
             
               2. Les cellules cancéreuses arrivent 6 à 10 fois dans la vie des  personnes.
             
               3. Quand le système immunitaire d'une personne est fort, les cellules  cancéreuses sont détruites et la formation et la multiplication des  tumeurs est prévenue.
             
               4. Quand une personne a le cancer, ceci indique que cette personne a une grande déficience nutritionnelle. Ceci peut arriver pour différents motifs comme la génétique, le milieu ambiant, l'alimentation et le mode  de vie.
             
               5. Pour résoudre ces nombreuses déficiences de nutrition, le  changement de  régime est d'inclure des suppléments qui sont indispensables pour  renforcer le système immunitaire.
             
               6. La chimiothérapie en réalité empoisonne les cellules  cancéreuses mais  détruit aussi les cellules saines de la moelle épinière ainsi que de  l'intestin et ceci produit des dommages dans les organes tels que  le foie,  les reins, le coeur et les poumons.
             
               7. La radiation, quand elle détruit les cellules cancéreuses brûle aussi  et endommage les cellules saines, et les organes ainsi que les  tissus.
             
               8. Le traitement initial de chimio et radiothérapie réduit souvent la  taille des tumeurs. Mais le prolongement de l'usage de la chimio  et la  radiothérapie ne donnent pas comme résultat la destruction totale des  tumeurs.
             
               9. Quand le corps a beaucoup de toxines dues à la chimio et à la  radiothérapie, le système immunitaire est endommagé ou détruit,  pour cela  les personnes peuvent souffrir différents types d'infections et des  complications.
             
               10. Chimiothérapie et radiation peuvent causer la mutation des  cellules  cancéreuses, qui résistent et rendent difficile leur destruction  totale.  La chirurgie peut aussi provoquer l'invasion de ces cellules à  d'autres  organes.
             
               11. Une manière efficace de combattre le cancer est de ne pas  donner à  manger aux cellules cancéreuses avec ces aliments dont elles ont  besoin  pour se multiplier. LES CELLULES DU CANCER S'ALIMENTENT DE ... :  a. Le SUCRE est un aliment du cancer. 

Ne pas consommer de sucre  coupe un  des éléments les plus importants des cellules cancéreuses. 
Il  existe des substituts du sucre comme la saccharine, mais ils sont faits avec de l' Aspartame et sont très nocifs... Un meilleur substitut du sucre est le  miel de manuka ou la mélasse mais en petites quantités. Le SEL contient un additif chimique afin de paraître blanc. Une meilleure alternative pour le sel est le sel de mer ou les sels végétaux.
             
               b. Le LAIT cause dans le corps la production de mucus, spécialement dans le conduit intestinal.Les cellules cancéreuses s'alimentent de  mucus. En  éliminant le lait et en lui substituant du lait de soja,de noisette, de quinoa, d'avoine, d'amande, de riz etc... les  cellules du cancer n'ont rien à manger, par conséquent elles meurent.
             
               c. Les cellules cancéreuses mûrissent dans un milieu ambiant  acide. Un  régime à base de VIANDE ROUGE est acide, il vaut mieux manger du  poisson et un peu de poulet à la place de la viande de bœuf ou de porc. 

De  plus,  la viande contient des antibiotiques, hormones et parasites qui sont très nocifs, spécialement pour les personnes cancéreuses. La protéine de la viande est très difficile à digérer et requiert beaucoup d'enzymes. La viande qui ne se digère pas reste dans les intestins et se putréfie ce qui entraîne la création de plus de toxines.
             
              
 COMMENT CONTRIBUER A LA SOLUTION DU PROBLÈME
             
             
               a) Un régime de 80% de végétaux frais et jus, céréales, graines,  noix,  amandes et seulement un peu de fruits mettent le corps dans un milieu  ambiant alcalin. On doit consommer seulement 20% de nourriture cuite, incluant les haricots. Les jus de légumes frais provisionnent le corps en co-enzymes qui sont faciles à absorber et arrivent aux cellules 15 minutes après avoir été consommés pour nourrir et aider à former des cellules saines. Pour obtenir des enzymes vivantes qui aident à construire des cellules saines, on doit essayer de boire des jus de légumes (pratiquement tous incluant l'alfafa) et manger beaucoup de légumes frais 2 ou 3 fois  par jour.
             
               b) Éviter de prendre du CAFÉ, THÉ ET CHOCOLAT, qui contiennent beaucoup de caféine. Le THÉ VERT est une meilleure alternative et a des propriétés qui combattent le cancer.

 Il est préférable de boire L'EAU purifiée ou filtrée pour éviter les toxines et métaux lourds de l'eau du robinet. 
L'eau distillée est acide, ne pas la boire.
             
               c) Les parois des cellules cancéreuses sont couvertes par une protéinE très dure. En évitant de manger de la viande, ces parois libèrent plus d'enzymes qui attaquent les protéines des cellules cancéreuses et permet au systèmes immunitaire de détruire les cellules cancéreuses.
             
               d) Quelques suppléments aident à reconstruire le système immunitaire (Floressence, Essiac, anti-oxydants, vitamines, minéraux, EPA - huile de poisson) pour aider les cellules à lutter et détruire les cellules cancéreuses.

 D'autres suppléments comme la vit. E sont très connues parce ce qu'elles causent l'apoptose, la méthode normale du corps pour éliminer les cellules inutiles ou défectueuses.
             
               e) Le cancer est aussi une maladie du mental, le corps et  l'esprit. Une attitude plus active et positive aidera le malade du cancer à combattre et à se convertir en survivant.
             
               "La rage et l'incompréhension, le non-pardon mettent le corps dans  une situation de stress et dans un milieu ambiant acide". Apprendre à avoir un esprit aimable et amoureux avec une attitude positive est très bénéfique pour la santé.

Apprendre à se relaxer et jouir de la vie.
             
               f) Les cellules du cancer ne peuvent vivre dans une ambiance oxygénée. L'exercice journalier, la respiration profonde aide à recevoir plus d'oxygène jusqu'aux niveaux cellulaires.

La thérapie d'oxygène est un autre élément qui aide à détruire les cellules du cancer.

              1. Pas de contenants en plastique dans le micro-ondes 

              2. Pas de bouteille d'eau dans le congélateur
              3. Pas de film plastique dans le micro-ondes

         g) Les substances chimiques comme les dioxines causent le cancer, spécialement du sein. La dioxine est très destructrice,  Spécialement pour  les cellules du corps.
             
               Ne pas mettre au réfrigérateur ses bouteilles d'eau en plastique car le plastique "transpire" les dioxines et empoisonne l'eau.
             
               Récemment, le Docteur Edward Fujimoto, directeur du programme Bien- Être à  l'hôpital Castle, parut dans une émission télévisée et expliquait le  danger de la dioxine.
             
               Il a dit que nous ne devons pas mettre les contenants en plastique au micro-ondes. Spécialement les nourritures qui contiennent du gras.
               Il dit  que la combinaison de gras et la forte chaleur avec le plastique  transporte la dioxine à l'intérieur de la nourriture et par  conséquent  ensuite à notre corps. A la place, on peut utiliser du verre comme Pyrex ou de la céramique pour chauffer la nourriture.
            


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dimanche 30 octobre 2011


Diabète : le nouveau tueur de masse

Le diabète est la maladie qui progresse le plus vite aujourd'hui au niveau mondial. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), 194 millions de personnes souffraient de diabète à travers le monde en 2003.
Ce chiffre est affolant. Mais toutes les études indiquent qu'il va empirer. Le nombre de diabétiques va croître de 70 % dans les quelques années qui viennent. En 2025, ce seront plus de 330 millions de personnes dans le monde qui seront frappées par le diabète !
En France, la maladie est en progression très rapide : plus de 3 millions de personnes sont diabétiques dont 90 % atteints de diabète de type 2, auxquelles il faut ajouter les 500 000 autres, diabétiques sans le savoir.
C'est un problème à prendre très au sérieux car le diabète n'a pas seulement des conséquences sur votre niveau d'énergie et votre humeur
Il augmente fortement votre risque de subir un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (AVC). Environ 20 % des AVC surviennent chez des diabetiques.
Le diabète est responsable de 10 000 amputations par an, soit plus de la moitié des amputations dans le monde.
Vous pouvez devenir aveugle : le diabète est la 1ère cause de cécité avant 50 ans.
Si vous avez plus de 65 et que vous avez une surcharge pondérale, vous êtes dans le collimateur.
Fausses informations sur le diabète
Et pourtant, l'essentiel de ce que vous avez sans doute entendu au sujet du diabète pourraît être inexact. Il existe une quantité énorme d'informations fausses qui circulent sur les origines de l'épidémie, y compris de la part de sources apparemment compétentes.
La grande majorité des diabétiques n'ont aucune idée de la façon dont ils pourraient inverser la maladie. Beaucoup ne réalisent même pas que c'est possible. Et malheureusement, en suivant les avis médicaux conventionnels, vous risquez de vous retrouver avec de graves problèmes de santé, qui peuvent aller jusqu'au décès prématuré.
Car la réalité est que non seulement vous pouvez prévenir facilement l'apparition du diabète de type 2, mais il est parfois même possible d'en guérir, à partir du moment où vous êtes prêt à faire certains changements dans votre style de vie.

jeudi 27 octobre 2011


Prostate : quand la « prévention » fait des désastres
On en a très peu parlé en France, mais une étude fracassante a été publiée l'année dernière dans le British Medical Journal (BMJ) mettant en cause les dosages sanguins PSA, ces tests pour détecter les problèmes de prostate. (1)
Cette étude a été suivie par une campagne médiatique exigeant la fin des campagnes massives de dépistage du cancer de la prostate par dosage PSA. La campagne a culminé avec un splendide article paru dans le New York Times du 3 mars 2010, signé du Docteur Richard Ablin, qui n'est autre que le découvreur du PSA en 1970 !
Le Dr Ablin attaque frontalement l'idéologie du « tout prévention », qui encourage les hommes, y compris ceux qui sont en parfaite santé, à faire ces tests qui risquent de les attirer dans un engrenage d'examens dangereux, coûteux, et de traitements inutiles, mais aux effets potentiellement catastrophiques.
En France, c'est à peine si de lointains échos de cette étude (il est vrai publiée en anglais...) nous sont arrivés. Les dosages de PSA continuent à leur rythme industriel. Chaque année, des centaines de milliers d'hommes continuent à être inutilement inquiétés. Beaucoup doivent subir de douloureuses biopsies, et parfois même subir de très douloureuses ablations de la prostate, alors que cela était inutile.
C'est donc la moindre des choses que les lecteurs de S&N soient informés objectivement des enjeux autour des problèmes de prostate.
PSA et prostate
PSA signifie  Prostate-specific Antigen », soit, en français, « antigène prostatique spécifique ». C'est un enzyme qui est synthétisé par les cellules de la prostate, et dont la production s'accélère lorsque ces cellules sont malades ou cancéreuses.
La prostate est une glande qui se trouve sous la vessie des hommes, et qui sert à fabriquer le liquide séminal. On retrouve donc une augmentation du taux de PSA dans le liquide séminal quand les cellules de leur prostate sont malades. Et comme une partie du PSA s'échappe des canaux de la prostate et rejoint la circulation sanguine, les problèmes de prostate font aussi monter le taux de PSA dans le sang. D'où la possibilité de faire un dosage de PSA avec une simple prise de sang.
Et de fait, les taux de PSA tendent à s'élever chez les hommes présentant une hypertrophie bénigne de la prostate (adénome de la prostate, cette fameuse maladie qui oblige les hommes à se lever la nuit pour aller aux toilettes), et chez ceux qui ont le cancer de la prostate. Le niveau de PSA sanguin est également un bon indicateur du volume de la prostate.
L'idéologie de la « prévention »
De là à en déduire qu'il suffit de faire passer ces tests à tous les hommes pour être en mesure de « soigner » leurs problèmes de prostate à un stade précoce, il n'y avait qu'un pas que la profession médicale et l'industrie pharmaceutique ont sauté à pieds joints.
L'idée paraît frappée au coin du bon sens : comme un incendie de forêt, une maladie se combattrait d'autant mieux qu'elle serait traitée à un stade précoce. Malheureusement, comme souvent dans la vie, les choses se révèlent ne pas être aussi simples que ça. Les tests ne sont jamais sûrs à 100 %. Et ils peuvent parfois détecter des « problèmes » qui n'en sont pas réellement. Les mammographies, par exemple, vont inévitablement détecter des cellules cancéreuses qui n'auraient jamais compromis la qualité de vie ou la longévité de la femme concernée. Chez les hommes, le problème se pose de façon analogue avec la prostate.
Les risques de la prostate sont exagérés
En effet, le cancer de la prostate est très largement surmédiatisé, et déclenche des peurs que les chiffres ne justifient pas.
Cela provient du fait qu'une très importante proportion des hommes en France, 16 %, apprendront au cours de leur vie qu'ils ont le cancer de la prostate.
Mais si apprendre qu'on a un cancer ne fait jamais plaisir, il faut savoir que le cancer de la prostate est très particulier.
En effet, nous avons tous, nous les hommes, dans notre prostate (comme d'ailleurs partout dans notre corps), des cellules malades, cancéreuses. Notre système immunitaire travaille constamment à éliminer ces cellules, notamment par les cellules NK, « Natural Killer » (cellules tueuses naturelles). Dans la plupart des cas, donc, ces cellules cancéreuses ne débouchent jamais sur l'apparition d'une authentique tumeur.
Toutefois, avec l'âge, le nombre de cellules cancéreuses augmente. Cela est vrai en particulier dans la prostate, ce qui est, encore une fois, parfaitement naturel. A tel point qu'au delà de 90 ans, les médecins considèrent que tous les hommes ont le cancer de la prostate ! Car s'ils piquent dans la prostate pour récupérer des cellules et les analyser (biopsie), ils ont en effet toutes les chances de tomber sur des cellules cancéreuses !
Mais cette augmentation du nombre de cellules cancéreuses dans la prostate se fait dans la plupart des cas très lentement. Si lentement, même, que malgré les années, les dizaines d'années, et même l'apparition d'une tumeur, l'évolution sera si lente que 80 % des hommes touchés par le « cancer de la prostate » ne s'en apercevront pas et mourront d'une autre cause !
Ce qui rappelle inévitablement la grande phrase du Docteur Knock : « Tout homme en bonne santé est un malade qui s'ignore ». Car en effet, cher lecteur, il y a de grandes chances pour que vous aussi, même si vous vous sentez parfaitement bien, vous soyez touché par une maladie à évolution lente qui vous tuerait à coup sûr, si vous viviez suffisamment longtemps pour vous en apercevoir !
80 % des malades de la prostate meurent d'une autre cause
Dans le cas du cancer de la prostate donc, ce sont très exactement 82,25 % des « malades » à qui on aura diagnostiqué un cancer de la prostate, et qui mourront d'une autre cause. Cela doit d'ailleurs nous alerter sur la notion de « cause » dans la médecine moderne. Plus personne, aujourd'hui, ne semble mourir naturellement. Il faut toujours que la médecine établisse une « cause » : ainsi nous apprend-on que tel artiste est décédé à 97 ans de telle ou telle « maladie ». Pour ma part, je considère que toute personne qui meurt après 85 ans, meurt de cause naturelle.
Mais revenons au cancer de la prostate :
1) A l'origine de cette mobilisation aux Etats-Unis contre le dépistage massif du cancer de la prostate par le dosage sanguin de PSA, il y a la constatation que :la hausse du taux sanguin de PSA n'est pas spécifique au cancer : alors que la majorité des médecins et des urologues considèrent qu'un taux supérieur à 4 ng/ml est anormal, il faut savoir que 80 % des hommes qui ont entre 4 et 10 ng/ml ont en fait un élargissement bénin de la prostate, qui n'a rien à voir avec un cancer, et qu'un taux élevé est très souvent lié à d'autres causes, une inflammation ou la prise de médicaments (ibuprofène).
2) Réciproquement, un cancer de la prostate peut aussi entraîner une baisse du taux sanguin de PSA.
3) Le test PSA est à peine plus efficace que de jouer à pile ou face : il ne permet de diagnostiquer que 3,8 % des cancers, autrement dit, il en manque 96, 2 % !
4) Lorsque le dosage PSA permet de détecter un cancer, il n'a aucun moyen d'évaluer s'il s'agit d'une forme à évolution lente, peu problématique surtout chez les hommes âgés, ou d'un type de cancer plus agressif.
En 2009, une autre revue médicale prestigieuse, The New England Journal of Medicine, a publié les résultats des deux plus grandes études sur les dosages de PSA, l'une en Europe, l'autre aux Etats-Unis. Les résultats de l'étude américaine montrent que, sur une période de 7 à 10 ans, la « prévention » par dosage du PSA n'a pas réduit le taux de mortalité des hommes de 55 ans et plus.
L'étude européenne a montré une petite baisse du taux de mortalité, mais également que 48 hommes sur 100 doivent être traités pour sauver une vie. Cela signifie qu'il y en a 47 autres qui ont subi une intervention chirurgicale qui n'était peut-être pas indispensable, mais qui, selon toute probabilité, les rendront impuissants ou incontinents à vie !
Alors pourquoi fait-on encore des dosages de PSA ? L'explication du Dr Ablin fait froid dans le dos : selon lui, « les motivations financières ont déclenché un tsunami de dosages PSA » aux Etats-Unis. Il ajoute que s'est développée « une industrie incroyable » autour des problèmes de prostate. « Malheureusement, nous ne pratiquons pas la médecine fondée sur des preuves scientifiques : nous faisons des choses, puis nous rationalisons ensuite en disant que nous pensions faire au mieux au moment où nous l'avons fait.. »
Sa conclusion : « La communauté médicale doit ouvrir les yeux sur la réalité et stopper le recours abusif aux tests PSA. Cela permettra d'économiser des milliards de dollars et de sauver des millions d'hommes de traitements inutiles, aux effets délétères. »
Les dosages PSA sont toutefois utiles dans certaines circonstances
D'après le Dr Ablin, les dosages sanguins de PSA n'ont aucun rôle à jouer dans la prévention du cancer de la prostate. Ces tests n'ont d'utilité que pour surveiller les personnes qui ont été traitées pour un cancer de la prostate ou qui ont des antécédents familiaux. Dans ces deux cas, une augmentation forte et rapide du PSA sanguin peut signifier que le cancer est là, ou qu'il est de retour.
Les lecteurs attentifs aux questions de prostate auront peut-être lu l'article du journal Le Monde sur cette controverse. Cet article parvient à des conclusions exactement contraires aux miennes, et insiste donc sur la nécessité de continuer les campagnes de dépistage pour prévenir le cancer de la prostate !
C'est pourquoi il m'a paru utile de faire profiter les lecteurs de S&N de l'avis d'un spécialiste incontesté des problèmes de surmédicalisation. J'ai nommé le Docteur Marc Girard, à qui je laisse maintenant la parole :
Cancer de la prostate : la grande erreur, par le Dr Marc Girard*
NB : l'article suivant a été entièrement rédigé par le Dr Marc Girard
« Selon un récent article du New York Times ("The Great Prostate Mistake", 10/03/2010), le dosage des PSA en vue de détecter les cancers de la prostate a conduit à "un désastre de santé publique".
Hormis dans des situations très limitées, ce dosage n’a à peu près aucun intérêt et beaucoup d’inconvénients parfois graves, pour ne point parler de son coût ruineux pour la collectivité (3 milliards de dollars aux USA). La dénonciation est d’autant plus accablante qu’elle émane de Richard J Ablin qui n’est autre que... le découvreur du test et qu’il n’a donc aucun intérêt personnel à le qualifier de désastreux...
En soit, cette dénonciation présente déjà un immense intérêt relativement au simple fait qu’apparemment 90% des médecins français proposeraient un dépistage prostatique régulier - ce qui est assez fort eu égard au fait que ledit test est ainsi présenté par son découvreur comme essentiellement inutile et plutôt nuisible : indicateur, parmi d’autres, de la rigueur toute scientifique déployée par nos confrères dans l’exercice de leur métier. Eu égard, aussi, au fait que chez la majorité de gens, l’équation dépistage = amélioration de la survie des cancers s’impose comme une évidence alors qu’on en attend toujours la moindre démonstration.
Mais c’est aussi le compte rendu publié deux jours après dans Le Monde (12/03/10) qui mérite réflexion. Car une fois évoqués les principaux arguments d’Ablin, l’article français bascule vers une étude européenne publiée en 2009 qui montrerait "une diminution de plus de 30% du risque de mourir d’un cancer de la prostate dans une population soumise à un dépistage systématique". Cependant 
- sauf erreur de lecture sur l’original, la diminution évoquée par l’article n’est pas de "plus de 30%", mais 20% tout court ;
- le même numéro du New England Journal of Medicine (26/03/09) publie simultanément une étude américaine qui, elle, ne montre aucun bénéfice du dépistage : lorsque deux publications sont à ce point contradictoires, la conduite à tenir n’est pas de privilégier celle qui va dans le bon sens en ignorant l’autre, mais d’analyser rigoureusement les mérites et les défauts des deux, afin d’examiner si l’une est plus crédible que l’autre (en l’espèce - et pour des raisons méthodologiques qui dépassent le présent commentaire -, il semble bien, d’ailleurs, que l’étude américaine soit plus crédible que l’étude européenne [1]).
Mais outre ce biais patent, l’article du Monde poursuit sur un commentaire extrêmement fallacieux : "La controverse renvoie donc, comme souvent en matière de dépistage, à deux logiques diamétralement opposées. L’une, individuelle : j’accrois mes chances de survie si le test permet de découvrir un cancer. L’autre concerne une population entière : les bénéfices collectifs justifient-ils les inconvénients et effets indésirables d’une politique systématique (...) ?"
Cette façon très contestable de présenter les choses comprend au moins deux assertions non moins contestables :
- il n’existe aucune preuve générale que la découverte précoce d’un cancer en améliore les chances de survie : le contraire est tout autant possible a priori et, dans le cas de la prostate, de toute façon, tout le débat tient justement à l’absence de telles preuves ;
- le raisonnement bénéfice individuel/collectif est posé à l’envers : la recherche clinique ne sachant pas opérer autrement que par statistiques, lorsqu’on arrive à mettre en évidence le bénéfice d’un traitement, c’est d’une façon moyenne globale (bénéfice collectif) et toute la question pratique est ensuite d’essayer d’identifier les individus qui vont effectivement en tirer bénéfice, sachant qu’il est généralement impossible de répondre précisément à cette question. Mais à l’inverse, quand aucun bénéfice collectif n’a été démontré (ce qui est bien le cas en l’espèce), il est généralement impossible de prouver le moindre bénéfice individuel, dans la mesure où ; l’on peine à concevoir un mode de preuve autre que statistique.
Même aussi biaisé en faveur d’un dépistage qui n’a donné aucune preuve sérieuse de son intérêt, cet article ne suffira pas aux zélateurs de la médicalisation et il s’en faudra de deux semaines seulement pour que, sous la plume d’un éminent "professeur" d’urologie, Le Monde (27/03/10) publie cette fois un article de combat rétrogradant à "l’idéologie" toute objection épidémiologiquement fondée sur l’intérêt du dépistage de la prostate. On relèvera en passant que dans l’ardeur de ce pieux combat, notre éminent "professeur" aura juste oublié la déclaration des conflits d’intérêts dont l’art. L.4113-13 du Code de la santé publique lui fait normalement obligation... On perdra d’autant moins de temps à réfu ter cet article que c’est, de toute façon, la fonction de l’Ordre des médecins de veiller à "l’honneur" et à "la probité" de la profession...
La morale de cette histoire est multivalente.
·  Une procédure de "prévention" qui a réussi à recruter 90% des praticiens français n’a jamais donné de preuve crédible de son intérêt. Elle coûte cher et quasiment personne ne s’en soucie en période de déficits abyssaux.
·  Déjà induit en erreur par 90% du personnel médical, le citoyen aura du mal à trouver dans la presse un minimum de contre-information fiable sur le sujet.
·  Même dans les médias les plus prestigieux, les journalistes ne semblent pas maîtriser les concepts de base pour discuter raisonnablement des problèmes posés par la médicalisation.
Nous parlerons un autre jour des mammographies...

Dr Marc Girard


dimanche 23 octobre 2011

Articles MARKETING





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Jbertholo

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